Le vin aux Etats-Unis est souvent critiqué par les touristes français, mais il ne faut pas oublier toute l’histoire qu’il y a derrière. Voici un petit résumé qui je l’espère vous aidera à comprendre le pourquoi du comment.

L’import des vignes

Au cas où vous ne le sachiez pas, ou que vous l’ayez oublié, la plupart des aliments qui se trouvent aux USA actuellement a été importée.

Il y a en fait très peu de choses qui sont natives de l’amérique du nord, dont les citrouilles et autres courges, du riz, de la patate douce et les noix de pécan.

Mais lorsque les colons sont arrivés, ils se sont vite heurtés à des problèmes, ont failli mourir de faim mais ont été sauvé par la gentillesse des amérindiens (ce qui a donné Thanksgiving). Ils se sont donc dire que ça serait peut être plus simple d’importer leurs aliments et les cultiver sur place.

Si on prend le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, les colons ont bien trouvé de la vigne sur place, mais pas la bonne. Celle qui produit le vin est issue de la variété Vitis vinifera, et sur place il y avait tout sauf celle là. Les essais de réaliser du vin d’une qualité équivalente à celle de l’Europe se sont donc révélés infructueux, et ils ont donc faire venir des plants de la bonne variété de vigne.

Sauf que là, encore une déception pour eux, la vigne qui était à l’époque cultivée dans la zone sud de l’Europe ne se plait pas à l’est de l’Amérique du Nord, et meurt très vite, en 3 ou 4 ans. Au delà du climat, il y a un insecte local, le phylloxera, qui apprécie beaucoup cette nouvelle plante et mange tout (il sera d’ailleurs importé en Europe par mégarde et fera des ravages dans les vignobles européens).

Bref, le vin aux Etats-Unis, ça ne fonctionne pas jusqu’à la ruée vers l’or et la découverte de la Californie, qui dispose d’un climat propice à la culture de la vigne, et qui marque donc le début d’une production solide et stable.

Les grosses exploitations

Avec le capitalisme américain, les petits producteurs ce sont pendant longtemps regroupés sous une marque unique, afin de bénéficier de plus de force pour les négociations, que ce soit avec les fournisseurs ou les revendeurs.

Ça a été une réalité pendant très longtemps, mais de plus petits producteurs apparaissent ces dernières décennies, avec des productions bien plus réduites. Pour se situer, en 2020 aux USA, 4 714 vignobles produiront moins de 1000 caisses de vin.

Ces plus petites productions ont tendance à améliorer la qualité et à permettre de voir des vins d’états moins connus arriver, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Pourquoi je préfère les petits producteurs

Personnellement, j’ai toujours préféré les petits producteurs, et ce pour plusieurs raisons :

  1. Je préfère encourager une personne plutôt qu’une entreprise
  2. Ils sont souvent plus tournés vers la recherche de la qualité que la quantité
  3. De ce fait, on peut trouver plus de vins bio / naturels
  4. Il est plus facile d’obtenir des informations sur les vins, car on peut parler aux personnes directement

Je me rappelle d’un vin bio récolté avec des mules, sans pesticides, un morgon, on m’avait dit que vu qu’il n’avait pas de sulfites, si j’en abusais je n’aurais pas mal au crâne le lendemain, eh bien c’était vrai !

Mes vins préférés ou vins à découvrir

Si vous ne savez pas par où commencer avec le vin, voici mes conseils persos :

  • Le morgon, un vin rouge du Beaujolais qui a beaucoup de caractère et qui va très bien avec des grillades et des viandes rouges (coucou le BBQ !)
  • Les Moulin-à-vent, toujours un Beaujolais rouge dont caractéristiques similaires mais dans une gamme supérieure
  • Le Juliénas, vin rouge sec de Bourgogne que mon père m’avait fait découvrir
  • Le Côte-De-Brouilly, toujours un vin rouge sec mais plus fort en alcool, un AOC Beaujolais
  • Plein d’autres, comme l’edelzwicker, le Cahors, le Loupiac, le Gigondas, le Gewurztraminer

Bref amusez vous, testez plein de choses (avec modération bien entendu), et profitez de la grande variété de vin à laquelle nous avons maintenant accès.

 



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